J’ai le plaisir de vous présenter la cinquième et dernière partie de ma fiction sur la mort de Zarathoustra, la 5 ème partie cachée d’Ainsi Parlait Zarathoustra ! Je vous invite donc à un petit périple sans grande prétention, dans l’ultime chapitre non écrit de la vie du prophète de Nietzsche. Vous trouverez en bas de l’article des versions audio et vidéo ! Retrouvez la partie 4 en cliquant ici !

La mort de Zarathoustra

1.

La nuit est venue, enfin je crois, je ne suis plus apte à dire le temps. Mais une nuit paisible où les étoiles étincellent comme des joyaux dans un ciel d’encre, voilà comment je ressens l’extérieur. Mon corps fatigué repose à présent sur la terre qui m’a porté à travers tant de chemins, et me porte encore. Je sens que le moment est venu, le moment où Zarathoustra, le philosophe errant, va prendre son dernier souffle. Ah, je meurs au bon moment ! non pas en tant que fin tragique, mais en tant qu’apothéose d’une vie dédiée à la quête de réalité, en un dernier acte d’amor fati, un dernier embrassement du destin.

Les pensées de ma quête de sens, les rencontres, les réflexions sur la volonté de puissance, l’amor fati, et l’éternel retour, tout cela s’entremêle dans mon esprit. Les fragments de sagesse que j’ai collectés semblent maintenant s’assembler en une mosaïque complexe, une compréhension plus terrestre de la nature humaine et de l’univers. Mon souffle devient plus léger, plus ténu, comme une brise qui s’évapore dans l’air nocturne. Je sens que l’éternel retour m’enveloppe, m’entraînant dans le tourbillon du temps. Chaque instant que j’ai vécu, chaque mot que j’ai prononcé, chaque émotion que j’ai ressentie, tout cela s’inscrit dans cette danse infinie. Je ferme les yeux et laisse la nuit me submerger. Je me sens connecté à tout, à chaque être humain, à chaque étoile, à chaque particule d’énergie dans l’univers. Ma vie a été une quête ardente de réalité, une exploration des mystères de l’existence. Maintenant, je suis prêt à lâcher prise, à rejoindre le flux. Qu’il est agréable, ce sentiment océanique. Et alors que mon dernier souffle se mélange à la douce brise nocturne, je souris. La mort n’est pas une fin, mais une transition, un retour à l’énergie qui anime l’univers. Ce qui était au-dessus doit bien savoir retourner en dessous sans un mot, sans rébellion. Un rythme disparait en mon sein. On dirait que… je me tiens devant le moment. Ma quête n’est pas terminée, mais elle atteint une conclusion nécessaire. Vie, je dépose un dernier baiser délicat sur tes lèvres. Je me réchauffe tout en me refroidissant. Bref, je meurs, au bon moment.

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2.

La nuit s’étend d’autant plus, un voile ténébreux enveloppe la terre et les cieux. Les montagnes demeurent immuables, les étoiles veillent toujours comme des sentinelles. Au-delà du dernier souffle de Zarathoustra, un silence profond s’installe, comme si l’univers lui-même retenait son souffle en hommage. Son essence, se fond dans l’énergie qui alimente l’univers. Il n’est plus Zarathoustra en tant qu’individu, mais une partie de la toile cosmique. Le silence de l’après est empreint de révérence, comme si l’univers reconnaissait la fin d’un chapitre et le début d’un autre. La mort de Zarathoustra n’est pas une tragédie, mais une célébration de la vie bien vécue, une exploration de la signification profonde de ce qu’est l’existence humaine. Son voyage de découverte a maintenant rejoint le vaste courant de l’éternel retour.

3.

Alors que le temps s’étire dans un flux indistinct et que les étoiles continuent leur danse éternelle, l’héritage de Zarathoustra prend forme. Les pensées, les idées et les enseignements qu’il a partagés avec le monde demeurent, inscrits dans les mémoires et les cœurs de ceux qui les ont reçus. Son voyage, bien que terminé dans sa forme physique, se prolonge dans l’éternité de l’esprit humain.  Dans l’inconscient collectif, et dans la conscience de quelques-uns, l’héritage qu’il laisse derrière lui n’est pas seulement constitué de mots et d’idées, mais aussi de l’exemple d’une vie dédiée à la recherche de la vérité. Son parcours, marqué par les doutes et les découvertes, les moments de clarté et les périodes d’obscurité, reflète la complexité humaine.

Et dans ce final acte de l’éternel retour, la mort de Zarathoustra n’est pas une conclusion, mais une ouverture vers une dimension de l’existence qui transcende le temps et l’espace. Son héritage est désormais un fragment de l’univers, une partie du grand tout. Et alors qu’il s’immerge dans l’océan de l’éternité, une empreinte qui perdurera à travers les cycles infinis du temps se dépose.

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Post-Scriptum

1.

Le voyage à travers les pages d’Ainsi parlait Zarathoustra trouve sa conclusion, mais les étoiles au-delà du crépuscule continueront de briller, tout comme les thèmes de ses pensées trouveront écho dans les cœurs des chercheurs de vérité.

Le voyage de Zarathoustra lui-même touche à sa fin, mais celui de chaque âme continue. L’éternel retour, en tant que danse ininterrompue des cycles, est le miroir dans lequel chaque individu peut contempler sa propre existence.

Le post-scriptum n’est pas une conclusion non plus, mais une invitation à poursuivre la réflexion, à explorer les horizons. Alors que cette fiction arrive à son (court) terme, je demeure convaincu que la quête du savoir est une étoile qui brille dans l’obscurité de l’ignorance. Le voyage de Zarathoustra, exprimé à travers ces pages, se lie aux vôtres, et ensemble, nous nous embarquons sur le sombre navire des chercheurs de lumière, qui mène vers l’inconnu.

FIN

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